La mise à la terre est un élément clé dans le domaine de l’électricité domestique, assurant la sécurité des installations et des utilisateurs. En effet, elle permet d’évacuer les courants de fuites et d’apporter une protection essentielle contre les risques d’électrocution et d’incendie. Les diverses configurations de mise à la terre, telles que les schémas TT, TN et IT, déterminent les modalités de connexion et de protection des circuits électriques. Comprendre ces schémas est fondamental pour garantir une installation fiable et conforme aux normes en vigueur

Les raisons d’opter pour un schéma de mise à la terre 

La mise à terre est indispensable pour le bon fonctionnement et la sécurité des appareils électriques. En cas de défaut d’isolement, elle offre un chemin de déviation au courant errant, le faisant passer directement dans le sol. Cela prévient ainsi des situations dangereuses, comme les chocs électriques.

Le schéma de mise à terre permet aussi de garantir la conformité aux normes en vigueur, par exemple, la norme NF C 15-100 en France. Cela vous assure que votre installation répond à des standards de sécurité reconnus.

Les différents types de schémas de mise à la terre

Il existe plusieurs types de schémas de mise à la terre. Chacun a ses propres caractéristiques et bénéfices. Dans le contexte d’une installation électrique domestique, trois schémas sont souvent employés :

Schéma TT

Le schéma TT est largement utilisé dans les résidences individuelles. Dans ce système, chaque logement possède sa propre prise de terre. Le neutre du transformateur est mis à la terre, mais ceci se fait indépendamment de la terre de l’habitation.

Cette configuration est généralement protégée par un dispositif différentiel. En cas de fuite de courant, le système est conçu pour couper immédiatement l’alimentation.

Avantages : Cette méthode assure un niveau de sécurité élevé grâce à l’immédiateté de la coupure. Toutefois, il présente certains désavantages.

Inconvénients : Une sensibilité accrue aux variations de résistance de la prise de terre peut limiter son efficacité.

Schéma TN

Le schéma TN est plutôt réservé aux installations industrielles, mais il peut également être utilisé dans certaines configurations domestiques. Dans ce cas, la mise à la terre est réalisée au niveau du transformateur. Il existe deux variantes : TN-S, où le neutre et la terre sont séparés, et TN-C, où ils sont combinés.

Avantages : Ce schéma est souvent plus économique et s’adapte bien aux environnements industriels. Cependant, il peut être moins protecteur pour les utilisateurs.

Inconvénients : En cas de défaut, la protection est moins optimal comparé au schéma TT.

Schéma IT

Le schéma IT est moins courant dans les installations domestiques et se retrouve souvent dans les milieux où une continuité de service est primordiale, comme les hôpitaux. Dans cette configuration, le neutre n’est pas forcément relié à la terre, ou le fait via une impédance très élevée.

Avantages : Ce système garantit une continuité de service même en présence de défauts.

Inconvénients : Sa mise en œuvre est plus complexe et requiert un investissement plus conséquent.

Les composants et le matériel requis

Pour effectuer une mise à la terre efficace, il faut utiliser les bons matériaux et équipements. Voici les composants essentiels :

Composant Description
Piquet de terre En cuivre ou acier galvanisé, planté dans le sol pour disperser les courants de fuite.
Disjoncteur différentiel Permet une coupure immédiate en cas de défaut de terre, généralement de 30 mA.

Étapes de l’installation d’un système de mise à la terre

Installer un système de mise à la terre requiert plusieurs étapes précises. Voici comment procéder :

Analyse du sol

Avant toute installation, il faut évaluer la composition du sol. Les sols argileux garantissent une meilleure conductivité comparativement aux sols secs ou rocheux. Cela influencera le choix du matériel à utiliser.

Mesure de la résistance de la terre

Utiliser un telluromètre pour vérifier la résistance de votre installation en ohms. Les résultats montreront si votre terre est suffisamment efficace :

  • Moins de 50 ohms : qualité excellente
  • Entre 50 et 100 ohms : acceptable mais perfectible
  • Plus de 100 ohms : nécessite une intervention

Installation des éléments

Pour finaliser la mise à la terre, il faut souvent enfoncer le piquet dans le sol à une profondeur appropriée. Ensuite, relier celui-ci au tableau électrique via un conducteur adapté.

Ne pas oublier de remblayer et compacter le sol autour du piquet pour assurer une bonne conductivité.

4. Vérification finale

Une fois l’installation achevée, mesurez à nouveau la résistance de la terre. Si celle-ci dépasse les 100 ohms, des actions correctives doivent être mises en place, comme l’ajout d’un second piquet ou d’un gel conducteur.

Se faire aider par un professionnel

Bien que vous puissiez réaliser certains aspects de l’installation, il est judicieux de faire appel à un professionnel qualifié, comme Electro Italia, pour assurer la conformité et la sécurité de votre mise à la terre. Cela vous garantira non seulement des travaux réalisés dans les normes, mais également une tranquillité d’esprit face à d’éventuels défauts.